juil
04
2012
11

Motors and a Century

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mai
07
2012
13

David Holzman et ses doubles #4

Le Journal de David Holzman (1967) de Jim McBride, s’ouvre sur ces mots de Godard ou plutôt de son « Petit Soldat » : « [...]le cinéma c’est 24 fois la vérité par seconde. »
15 ans plus tard Jim McBride aura la bizarre idée de tourner le remake américain d’A bout de souffle (1983) avec Richard Gere et Valérie Kaprisky.
C’est alors amusant et assez irréel d’assister à la rencontre de Jim McBride et de Godard, brièvement saisie au vol, en 1979, par le vidéaste Ira Schneider sur une plage de San Diego. A lire Antoine de Baecque, Gordard est là-bas pour parler de son possible film américain produit par la Zoetrope de Coppola, The Story, on voit Jean-Pierre Gorin revenu des fâcheries, Wim Wenders dans un coin…

(merci à Davy Chou pour la vidéo…)

mai
05
2012
10

David Holzman et ses doubles #3

Pour l’édition du Journal de David Holzman nous avons voulu réinterpréter l’affiche (française je crois) du film, sorti en 1974, et garder l’idée du dessin et de l’homme-caméra hybride.
Jugez plutôt…


1967

2011, par Julia Rolland

(Si jamais quelqu’un a des informations sur le créateur de l’affiche de 1974, nous sommes preneurs…)

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mai
05
2012
8

David Holzman et ses doubles #2

Grand diaraiste à la caméra, Jospeh Morder a offert deux hommages discrets au Journal de David Holzman. D’abord avec son Romamor (1992) où le filmeur provoquait le délitement de son propre couple à force de le filmer, référence avouée au film de McBride. Plus récemment J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un (2007) jouait avec subtilité sur le faux documentaire et la vraie fiction.
On y voyait d’ailleurs les élections présidentielles et le grand Alain Cavalier. Des deux, nous parlons encore beaucoup en 2012…


Joseph Moreder & Jim Mc Bride

En bonus : la lettre de Jospeh Morder à Alain Cavalier

oct
04
2011
10

David Holzman et ses doubles #1

Si Le Journal de David Holzman est pétri de cinéphilie et cite allégrement d’autres films (Godard, Truffaut, Powell…), lui-même réapparaît ça et là dans d’autres œuvres qui rendent hommage à son geste prémonitoire…

//1 CQ de Roman Coppola dans lequel un jeune cinéaste à l’instar de David Holzman se coupe du réel en le filmant… L’hommage est explicite. D’ailleurs, comme un clin d’œil, Kit Carson, qui jouait David Holzman en 1967, vient faire une apparition dans CQ.

A gauche Elodie Bouchez dans CQ (2001) / A droite Eileen Dietz dans Le Journal de David Holzman (1967)

La comparaison des bandes annonces est explicite :

Merci à Aurélien Ferenczi qui nous a aiguillés sur le rapport entre les deux films.

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juil
20
2011
17

Entretien avec Jim McBride

A l’occasion de la ressortie du Journal de David Holzman au cinéma, Le FID Marseille avait interviewé Jim McBride sur son film séminal. A lire ci-dessous :

David Holzman’s Diary est votre tout premier film. Outre la controverse explicite et comique avec la formule godardienne, comment est né ce Projet ?
L’idée de « vérité » était très la mode à l’époque, dans le documentaire (Leacock, Pennebaker, Maysles et quelques uns des films du National Film Board au Canada) et dans les films de la Nouvelle Vague, qui semblaient bien plus réels que les films de Doris Day sortant des studios hollywoodiens. Même les films underground américains étaient à la recherche d’une sorte de vérité poétique (Brakhage, Mekas, Noren). On parlait aussi beaucoup du cinéma comme d’une forme d’expression personnelle, si bien que l’idée de « documentaire personnel » semblait intéressante à explorer.

Le personnage de David est interprété par Kit Carson, également scénariste du film, Comment s’est passée, concrètement, votre collaboration ? A l’écriture et au tournage ?
Tout. d’abord Kit Carson n’a pas écrit le scénario et n’était pas impliqué dans le montage. Il n’y avait pas de scénario, juste quelques pages de notes que j’avais écrites. Je ne veux pas minimiser sa contribution cependant, car elle a été énorme, tout celle du chef opérateur, MichaelWadley. Ils ont tous deux été plus que des collaborateurs, mais un tout petit peu moins que des coauteurs.

Le film compte-t-il une part d’improvisation ? Dans les scènes ? Les dialogues ?
Kit et moi, nous nous sommes assis ensemble devant un enregistreur, quelques jour avant de tourner les scènes dans l’appartement de David, quand il s’adresse à la caméra. Je lui disais ce que je voulais qu’il dise dans une scène donnée, ce qu’il réenregistrait avec ces propres mots, puis nous écoutions la bande et discutions de ce que l’on aimait ou-pas, puis nous recommencions. Il fallait que nous soyons au clair sur ce qu’allait être chaque scène, car nous n’avions que très peu de pellicule et nous ne pouvions Pas nous permettre de faire beaucoup de prises. Néanmoins, quand la caméra tournait, Kit lançait souvent quelque chose que nous n’avions pas répété. La plupart du temps, ça marchait.

Le journal filmé de David Holzman relate l’expérience d’un jeune réalisateur qui explore le rapport entre cinéma et vérité et finit par s’en trouver plutôt déprimé. Pensez-nous que le film réussit là où David Holzman échoue ?
Et bien .je l’espère. En théorie, même si David ne parvient jamais à cette compréhension de sa vie qu’il recherche, avec un peu de chance, les spectateurs y parviennent.

David Holzman’s Diary est un des premiers faux-documentaires. Quelles étaient vos propres références au moment du film ?
Oui, évidemment, Jean-Luc Godard et les autres cinéastes que j’ai cité. Un autre film qui a eu un énorme effet sur mois était Peeping Tom, de Michael Powell.

Bourré de références, reposant sur une sorte « d’arnaque » au spectateur, illustration géniale « du paradoxe du menteur », le film peut se lire comme une satire, mais de quoi ?
Satire est peut-être un peu fort. J’appellerais ça une tentative pour refléter le sentiment d’un moment et d’un lieu, une sorte de film Zeitgeist. Avec de l’humour. Qu’est-ce que le paradoxe du menteur ? (qu’il dit souvent la vérité sans le vouloir ?)

Au cours de votre carrière, vous avez travaillé sur des films très différents et votre parcours offre une diversité rare. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur Le Journal de David Holzman ? Je dois avouer que je l’aime beaucoup. C’est peut-être la seule bonne idée que j’ai jamais eue. Ce n’est pas pour dire que je ne suis pas fier de mes autres films, simplement, ils ne sont pas si originaux. Apparemment je n’ai pas plus appris que David avec cette expérience, puisque, ensuite, j’ai réalisé trois petits films sur ma vie privée, My Girlfriend’s Wedding, Pictures from life’s other side et My son’s wedding to my sister-in-law. Ils ne sont pas très connus, mais peut-être c’est mieux comme ça. En ce qui concerne mes films plus commerciaux (dont peu ont rapporté de l’argent), ils sont tous très différents mais je dirais qu’ils ont en commun mon authentique enthousiasme pour les films, tous les genres de films. Même si cela n’est certainement pas apparu à l’époque, il est possible de voir. chacun de mes films comme une tentative d’explorer un genre différent : science-fiction, remake, film noir, comédie musicale.

Entretien réalisé par Céline Guénot / Photo : Florent Michel

juin
24
2011
11

Autour de Farocki #5 : « La photo-diagramme » par Raymond Bellour

De la photographie dans le cinéma de Harun Farocki,  en particulier dans Images du monde : partage et passage.

 » [...] Farocki semble dire, après Roland Barthes, que c’est bien l’avènement de la photographie plutôt que celui du cinéma qui partage l’histoire du monde. Mais c’est tout à l’opposé. Au lieu de l’affect qui s’émeut et s’abîme sur soi, c’est l’oeil-main qui désigne et analyse. Aucun retournement du temps perdu. Rien que la leçon du passé préparant le présent d’un avenir logifié. Et c’est par le cinéma seul que la photo opère ce partage, à rebours et virtuellement.  » A lire dans Trafic, n°78, été 2011

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juin
10
2011
14
mai
26
2011
12

Film Comment : Top 10 des années 2000

Apichatpong décroche deux places dans le top 10 des plus grands films des années 2000 de Film Comment. Syndromes se place aux côtés de ce cher Edward Yang, à la 4ème place tout de même…

1. Mulholland Drive David Lynch, U.S., 2001
2. In the Mood for Love Wong Kar Wai, Hong Kong, 2000
3. Yi Yi Edward Yang, Taiwan/Japan, 2000
4. Syndromes and a Century Apichatpong Weerasethakul, Thailand/Austria/France, 2006
5. There Will Be Blood P.T. Anderson, U.S., 2007
6. The Death of Mr. Lazarescu Cristi Puiu, Romania, 2005
7. A History of Violence David Cronenberg, U.S./Canada, 2005
8. Tropical Malady Apichatpong Weerasethakul, France/Thailand/Italy/Germany, 2004
9. 4 Months, 3 Weeks and 2 Days Cristi Mungiu, Romania, 2007
10. The New World Terrence Malick, U.S., 2005

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mai
19
2011
11

Autour de Farocki #3 : James Benning à propos de « En sursis »

« En tant que fabricant d’images  moi-même, je sais que d’une certaine façon mon métier souffre du destin heurté et abrégé de Rudolf Breslauer [réalisateur des rushs qu'utilise Farocki dans En sursis, ndlr] ; les rushs qu’il laisse derrière lui sont saisissants. Nous devons cesser de regarder au loin. Nous devons prêter attention. Puis regarder au plus près. C’est l’enseignement de Farocki et la requête de Breslauer »
James Benning, Harun Farocki, Against What ? Against Whom ?, 2009, Koenig Books


En sursis, Harun Farocki, 2007.
Vidéogramme : le quai de Westerbork, (Pays-Bas)
, mai 1944

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